Le Renaissance

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  • Le Musée du Cheval

    Cet été au musée... :
    à la découverte du cheval de trait de Pradelles

    Deux à trois cents visiteurs se sont pressés tous les jours à Cheval Land, le musée vivant du cheval de trait, à Pradelles cet été. Un lieu qui fleure déjà bon la Provence et d'où la vue s'étend sur les Cévennes toutes proches… A découvrir en famille.


    Bernard Fieloux a découvert le village de Pradelles à l'occasion d'un spectacle équestre qu'il y a donné dans les années 90. Ce Tarasconnais a été séduit par le bâtiment qu'occupe l'actuel musée vivant du cheval de trait. C'est l'ancien pensionnat de garçons, construit en 1880.
    L'école a été fermée en 1963 car il n'y avait plus assez d'élèves. Le bâti a accueilli un temps les enfants d'un centre de loisirs marseillais, pour finalement être récupéré par la commune en 1989 et vendu à Bernard Fieloux. La restauration et l'aménagement ont demandé un gros investissement. Cheval land ouvrait alors ses portes au public en juillet 1996. Le musée est privé, il ne bénéficie d'aucune subvention et il ouvre désormais l'été, en juillet et août. (...)



    Depuis son ouverture, le musée vivant du cheval de trait a évolué, s'enrichissant et s'embellissant, mais aussi en diversifiant ses activités. C'est ainsi qu'il y a quatre ans, il s'est doté d'un parcours acrobatique.
    Un cours d'eau artificiel avec cascade a été créé sur le parcours, réparti sur trois terrains en terrasse. Il a été aménagé sur le site et
    offre une belle vue sur les Cévennes. Le parcours acrobatique au-dessus de l'eau comporte une trentaine d'agrés sur trois niveaux selon les âges et distingués par des couleurs ; les adultes peuvent effectuer le parcours côte à côte avec les enfants. Il faut compter 1h30, mais en réalité on peut y passer le temps qu'on veut.


    Une écurie a été installée dans le bâtiment. Les chevaux y sont présentés par race, six au total : il y a Dina la bretonne et Lutin le mûlassier-poitevin ; on y trouve également Iris la comtoise, Magellan le boulonnais, un trait du Nord et un percheron. A leurs côtés, un âne du Poitou et un âne de Provence. Les équidés restent à Pradelles tout l'été, en box de 11h15 à 18h45. Une fiche signalétique explique les raisons d'être de la race et ses caractéristiques.
    Le public peut également visionner un film sur l'histoire du cheval de trait d'hier à aujourd'hui dans un petit cinéma, d'une durée de 12 minutes. Objectif : rendre compte de ce que l'homme doit à ce cheval exceptionnel et sensibiliser le grand public à la sauvegarde de ces races.


    On comptait plus de 3 millions de chevaux de trait en France en 1913. Actuellement, un cheval né en France sur quatre est un cheval de trait ; pourtant, les neuf races de chevaux de trait françaises ont chacune moins de 5 000 femelles capables de se reproduire et sont de ce fait considérées comme des races locales menacées d'abandon.
    Les chevaux de trait ont apporté une large contribution à l'homme tout au long de l'histoire : plus d'un demi-million d'entre eux servirent pendant la Première Guerre mondiale à soutenir l'effort militaire. Les races étaient affectées à des tâches précises : les Cobs Normands étaient les chevaux carrossiers et de poste, les Percherons attelés dans les villes pour le transport des passagers ou des marchandises, les "mareyeuses" boulonnaises transportaient le poisson de Boulogne à Paris, le trait du Nord était descendu dans les mines de charbon... sans parler de l'utilisation agricole de l'animal. (...)


    Au-delà de la seule présentation des races in vivo, le musée, très bien aménagé, évoque également les métiers artisanaux d'antan, notamment ceux liés aux chevaux. Des automates en habit, des objets anciens de belle facture sont réunis en saynètes avec des commentaires audio ici sur le travail du maréchal-ferrant, là sur celui du sellier, ou encore celui du charron.
    L'une des pièces les plus intéressantes de ce musée est sans doute la salle des attelages anciens. Ces derniers datent pour la plupart de la moitié à la fin du XIXe siècle et sont tous en état de marche. (...)